Chronique de l’UFE (Union du Personnel des Finances en Europe)

L’UFE a été créée le 22 mai 1963 à Munich.

L’acte fondateur a été signé par les collègues français, belges, allemands, italiens, luxembourgeois, néerlandais, autrichiens et suisses.
Ainsi l’UFE a démarré avec 12 syndicats de 8 pays différents.
Hermann Fredersdorf fût élu premier président.

Le siège de l’UFE est à Luxembourg

Le procès-verbal de la séance du comité-directeur de l’UFE du 12 et 13 novembre 1963 à Luxembourg fût signé pour le Luxembourg par Messieurs Emile Jemming (Association des fonctionnaires de l’Enregistrement), Pol Wagener (Association des Cadres des Contributions) et Léon Heinz (Groupement des Agents des Contributions et Accises (GACA).

Ainsi le futur président du SECCA (puis SEAC) Monsieur Léon Heinz fût un des membres-fondateurs de l’UFE.

En 1965 la réunion du Comité de l’UFE a encore lieu à Luxembourg et par la suite les réunions de tiennent dans les différents pays des syndicats affiliés.

Au niveau de l’organisation des réunions annuelles le Grand-Duché joue un rôle prépondérant, car des réunions ont lieu à Luxembourg en 1967,1971, 1973, 1975, 1978, 1981, 1984, 1988, 1993 et 1998.

Aucun autre pays n’a organisé autant de réunions du Comité UFE.

Présidents successifs :

  • Hermann Fredersdorf 1963 – 1980
  • Richard Muller 1980 – 1996
  • Jos Schaack 1996 – 1999
  • Dieter Ondracek 1999 – 2010
  • Serge Colin 2010 – 2018
  • Florian Koebler 2018 –

L’UFE s’est fixé les objectifs suivants :

  • regrouper si possible sur le plan organisationnel tous les syndicats européens du secteur financiers, légitimés démocratiquement
  • encourager l’échange permanent d’idées et d’expériences entre les syndicats affiliés à l’UFE
  • soutenir mutuellement la promotion des fédérations affiliées à l’UFE
  • défendre des intérêts communs auprès des institutions européennes et nationales
  • renforcer la collégialité transfrontalière, combattre les préjugés et garantir une coopération fair-play et amicale

Aujourd’hui l’UFE regroupe 40 syndicaux fiscaux et douaniers avec 400.000 membres individuels.

L’UFE est un forum permettant d’échanger des idées au sein de la Présidence et du comité. Une des grandes vertus des syndicats réside dans la solidarité et la possibilité de faire parler l’Europe d’une seule voix, à faire valoir la savoir et les connaissances des salariés des syndicats fiscaux et douaniers lors de négociations menées avec l’UE et à discuter avec les partenaires en se basant sur un programme concret afin de les convaincre.

Comme il est toujours question de justice fiscale celle-ci est uniquement possible en exploitant régulièrement et intégralement les sources financières existantes.
La justice fiscale est toujours liée de façon indissociable à la justice sociale et les syndicalistes sont là pour se battre pour atteindre cet objectif.

L’UFE à mené ses premiers entretiens avec la Commission européenne la 21 décembre 1965.
Des échanges intéressants d’idées et d’informations avec les parlementaires européens, les commissaires européens compétents, les directeurs généraux en charge de l’Union fiscale et douanière et leurs collaborateurs ont lieu à de nombreuses reprises.

Le président de l’UFE est aussi membre du comité économique et social depuis 1970.
L’UFE y est reconnue et accréditée officiellement dans le groupe III.

Extraits de la Charte des administrations des finances en Europe
(adopté par le Comité UFE en date du 8 septembre 1997 à Bonn)

« … Les administrations des finances européennes ne peuvent pas exercer leurs fonctions de contrôle. Elles sont incapables d’exploiter intégralement les sources d’impôts existants. On déplore à tous les niveaux des manques considérables de personnel.
La règle qui prévaut est la suppression des effectifs alors même que le volume des tâches à accomplir ne cesse de croître.

Il faut aligner la gestion du personnel sur l’accroissement du volume des tâches, après analyse de celles-ci. Il ne s’agit pas en effet de « gérer les manques » mais de définir les besoins en personnel compte tenu de la multiplication des tâches, dans la perspective d’imposer ces besoins d’effectifs au législateur qui votera le budget et devra approuver ces postes.

De façon générale, il est impératif d’assurer la compétitivité du personnel des administrations des finances dans la Communauté face au secteur privé et aux professions de conseil fiscal…. »

La concertation syndicale internationale permet aux syndicats nationaux d’anticiper certaines situations et d’ajuster le cas échéant les revendications à formuler au plan national.
Les échanges d’informations se font par des questionnaires élaborés par un syndicat membre qui se charge également du dépouillement et de la synthèse des réponses.

Traditionnellement nous entretenons de bonnes relations avec les syndicats du personnel des contributions de nos pays voisins.
Toutefois, il ne faut pas cacher qu’il y a de temps en temps des frictions ou des jalousies liées à la situation économique particulière du petit Grand-Duché et de sa grande place financière.

Les syndicats SEAC et SCC sont individuellement affiliés à l’UFE et partant chaque syndicat assiste avec sa délégation aux réunions.

Actuellement notre collègue Fernand Muller est l’un des vice-présidents et aussi président du comité fiscal au sein de l’UFE

Sources :Site et archives UFE
Brochure 100ème anniversaire SCC

Photos :

Délégation luxembourgeoise à Dublin en 2002

La délégation luxembourgeoise à Dublin en 2002

Délégation luxembourgeoise à Dublin en 2008

La délégation luxembourgeoise à Budapest en 2008
André Friden, Fernand Conrad, Pierre Pezzotta, Christian Faber, Irène Thill, Fernand Muller

Délégation luxembourgeoise à Lisbonne en 2010

La délégation luxembourgeoise à Lisbonne en 2010
Christian Faber, Serge Colin (Président UFE), Irène Thill, Fernand Muller

Délégation luxembourgeoise à Copenhague en 2012

La délégation luxembourgeoise à Copenhague en 2012